Le coeur d’une autre

Résumé
Bruce, un quadragénaire divorcé, un peu ours, un rien misogyne, est sauvé in extremis par une greffe cardiaque. Après l’opération, sa personnalité, son comportement, ses goûts changent de façon surprenante. Il ignore encore que son nouveau coeur est celui d’une femme. Mais quand ce coeur s’emballe avec frénésie devant les tableaux d’un maître de la Renaissance italienne, Bruce veut comprendre. Qui était son donneur? Quelle avait été sa vie? Des palais austères de Toscane aux sommets laiteux des Grisons, Bruce mène l’enquête. Lorsqu’il découvrira la vérité, il ne sera plus jamais le même… 
 
 
 
Mon petit avis : 
 
Gustave Flaubert a écrit « Un cœur est une richesse qui ne se vend pas, qui ne s’achète pas, mais qui se donne« . C’est ce qu’a décidé la brillante et jeune Constance Delambre ainsi que ses parents lors de son décès brutal dans un accident de voiture. C’est Bruce Boutard un homme gravement malade, divorcé, ayant peu goût pour la vie sinon pour les cigarettes, l’alcool et sa télé qui a profité de ce cœur de femme rempli de fraîcheur, de peinture, damour et de joie de vivre. Vous me direz comment est-ce possible qu’un homme aussi paresseux et vulgaire (en restant correct car je vous épargne la vision qu’il avait alors des femmes oui notez ici l’imparfait !) ait ce cœur alors qu’une autre personne le mérite surement mieux que lui. Je vous comprends parfaitement mais là est toute l’intrigue car vous l’imaginez bien tout va changer ! Et oui avec ce nouveau cœur Bruce va revivre certes mais différemment, il va reprendre goût à la vie sortir de chez lui, faire le ménage (il va même devenir maniaque), s’intéresser à la culture (autre que sa télévision), avoir le goût pour la peinture, la Renaissance bref c’est un autre homme ! Justement cette métamorphose l’interroge et vous vous doutez bien qu’il va chercher à connaître l’identité de son donneur (oui moi je vous donnée dès le début car je voulais vous introduire la chronique de manière classe, recherchée enfin mettez l’adjectif que vous voulez). Bruce va découvrir (à la moitié du livre) que son donneur est une femme.  D’ailleurs ça réaction est assez surprenante… Voilà ce qui m’a dérangé, le lecteur sait avant même de plonger le nez dans la lecture qu’il a un cœur de femme et que son comportement va changer (tout est dit dans le 4ème de couverture) ! Donc dans la première moitié il ne se passe pas grand-chose… enfin il apprend qu’il est malade, il atteint un nouveau cœur, il attend, il attend (nous aussi !!), il a son cœur et on nous décrit les changements qui vont s’opérer, bref pas des choses extraordinaires enfin si pour le personnage mais nous on était déjà au courant ! Du coup au début c’était vraiment long et je me suis dit : mon dieu mais il ne va rien se passer dans ce livre!!
Et après si je vous rassure alors allez vite dans la première moitié si comme moi vous vous ennuyez un peu mais la seconde moitié m’a plutôt bien séduite. N’imaginez pas que je vais vous raconter ce qu’il se passe. Ce n’est pas tellement le personnage de Bruce que j’ai aimé d’ailleurs je crois que je ne l’ai pas aimé, enfin je ne lui trouvais rien d’intéressant. Ce qui m’a surtout séduit dans la seconde moitié ce sont les autres personnages et l’univers dans lequel ils nous embarquent un univers de peinture, de palais florentin ou encore de chalet en pleine montagne Suisse. On découvre alors Lorenzo,  une baronne malade qui se sent bien seule en haut de sa montagne, mais aussi Constante une femme époustouflante qui m’a beaucoup plu, le fils de Bruce m’a beaucoup séduit également j’ai aimé sa manière d’être, de penser, de parler et notamment son comportement avec les femmes.
Pour résumer, la première partie du livre ne pas convaincu car un peu trop longue, et puis la seconde moitié est mieux, je me suis plus laissé embarquer dans cette histoire de peinture même si je dois avouer que certains événements me paraissaient débarquer « comme par magie«  mais bon le livre m’a quand même plu même si j’ai moins aimé que « Elle s’appelait Sarah » du même auteur. En fait à bien y réfléchir je crois que ce qui m’a le plus dérangé c’est qu’on sache que ce soit une femme avant de commencer, le lecteur ne le saurait pas il aurait déjà la surprise en même temps que le personnage… simple supposition ! En tout cas ce livre est une belle histoire et une véritable remise en question sur soi, sur le don d’organe qui représente une nouvelle vie, une nouvelle chance. Je conclurai cette chronique par : 
 
« Je donne, tu donnes, il donne, nous donnons, vous donnez, ils vivent » 
Citations: 
« Avais-je le droit d’attendre la mort d’un autre pour pouvoir revivre? avais-je le droit d’espérer? »
 
« Ah, si on avait pu me transplanter celui d’un mâle, un vrai! Que mon donneur eût été meurtrier, curé coureur automobile, balayeur, joueur de poker, chanteur d’opéra, jardinier, chômeur ou ministre m’importait peu. Mais j’aurais eu le coeur d’un homme! » 
Note : 14.5 / 20
 
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