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La Belle et la Bête

de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont et Gabriel Pacheco 

Résumé

La Belle est la plus jeune fille d’un riche marchand dont les bateaux font naufrage, ce qui plonge la famille dans la misère. Le père, en tentant de sauver ce qui peut l’être, pénètre dans un mystérieux château appartenant à la Bête horrible. Le monstre condamne à mort le père pour lui avoir volé une rose et lui laisse seulement la vie sauve si l’une de ses filles vient mourir à sa place. La Belle accepte de se sacrifier, et découvre que la Bête cache, sous son apparence repoussante, une âme belle et pure.Featured image

Mon petit avis

Ayant, comme beaucoup de petites filles, été bercée par la version Walt Disney (qui était l’un de mes dessins-animés préférés) je n’ai pas pu résister en voyant à la médiathèque cette version du conte aux illustrations intrigantes !

En ouvrant ce livre on se trouve plonger dans un univers sombre (gris, noir, marron, avec des petites touches de rouge par-ci par-là) au début je m’attendais à un version peut être triste voire angoissante du conte mais non pas du tout ! Leprince de Beaumont et Gabriel Pacheco nous plongent dans une très belle histoire où il est question de beauté, de jalousie, de confiance, de richesse, d’amour… Les illustrations (très particulières et très belles, tout en finesse) se marient à la perfection au texte même si ce n’est pas l’univers que je préfère. De plus il est assez intéressant de constater que la bête n’est pas du tout laide (du moins selon mes goûts ^^) et que la belle n’est pas si belle que ça … Est-ce une volonté du dessinateur ou simplement mes yeux qui dysfonctionnent ?

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Sans aucun doute mon conte préféré ! Mais je n’attribuerai pas de coup de cœur à ce merveilleux album à cause des illustrations qui ne sont pas suffisamment à mon goût (cela n’empêche pas qu’elles soient très belles) !

Note : 16/20

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Le silence de Mélodie

de Sharon M. DRAPER
Résumé

Quand j’ai eu deux ans, tous mes souvenirs avaient des mots, et tous mes mots avaient une signification. Mais seulement dans ma tête. Je n’ai jamais prononcé un seul mot. J’ai bientôt onze ans

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Mon petit avis : 

Un livre qui m’a tout de suite attiré : le titre, la couverture et la 4e de couverture. C’est sûr qu’en tant que future orthophoniste, l’histoire d’une jeune fille qui ne peut pas parler à cause de sa pathologie ne peut qu’éveiller ma curiosité !

Featured imageOn se retrouve très rapidement plongé dans la tête de Mélodie en compagnie de toutes ses pensées, ses réflexions, ses mots piégés dans sa tête, ses émotions, son quotidien. On est confronté au quotidien des enfants handicapées qui doivent faire face à maintes embûches, maintes regards et critiques. Mélodie a de la chance d’avoir une famille qui fait tout pour sa fille, qui se bat pour elle (malheureusement toutes les familles ne sont pas comme ça car il est parfois dur d’accepter le handicap de son enfant).

J’avais un peu peur de tomber dans les stéréotypes de l’enfant handicapé et dans le roman totalement larmoyant. Mais c’est une belle histoire qui est proposée. Le fait que Mélodie soit handicapée physiquement mais très intelligente (même beaucoup plus que chacun d’entre nous) fait beaucoup réfléchir : on juge souvent trop vite ce que l’on voit, alors que derrière les apparences peuvent se cacher de très belles choses (ou de mauvaises parfois). On ressent bien la frustration que Mélodie peut avoir face à toutes ces personnes qui la pensent « stupide », « inférieure » voire « sans pensée »…Featured image

Je trouve que beaucoup de choses sont bien retracées dans ce livre : le fait que quelques mots simples ne suffisent pas pour exprimer nos pensées, le fait que les enfants sont souvent cruels entre eux, le fait que quand un professeur ou tout autre professionnel s’investit avec son cœur et proposent des choses enrichissantes aux enfants (quels qu’ils soient) ça leur donne envie d’avancer, de se surpasser, le fait qu’on est tous avec des préjugés…

Ainsi au fil des pages on va suivre le combat de Mélodie qui va peu à peu pouvoir s’ouvrir au monde grâce aux nouvelles technologies, qui va rencontrer des personnes merveilleuses qui vont l’accompagner, d’autres qui vont tout faire pour barrer son chemin.

Ce livre, à l’écriture fluide, est facilement accessible et donne une belle leçon de vie et d’espoir à tout le monde. Une petite merveille à lire !

Je conclurai par une phrase de Mélodie : « On a tous un handicap. C’est quoi le tien? »

Note : 17 / 20 Featured image

(je ne l’ai pas classé dans les coups de coeur car je l’ai trouvé trop « ado » à mon goût même si je m’en doutais et que je pense garder de très bons souvenirs de l’histoire) 

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Le fabuleux abéféedaire farfelu

De Pascal MOGUEROU
Résumé

D’anecdotes légères en sombres vérités, je vous invite à découvrir cette merveilleuse terre de Féérie, ses habitants si extraordinaires et passionnants, les lieux où ils résident, magnifiques par leur multitude et leur diversité, leur humeur affable ou leur malice dangereuse… De ceci et de cela, j’ai saupoudré cet ouvrage ; élaborant comme le ferait un marmiton fébrile d’un plat savoureux ; aurais-je mis assez de ceci ou pas assez de cela? Je ne suis qu’un baguenaudeur, après tout, et piètre cuisiner de surcroît!

Sous la plume d’un grand expert korrigan, le dénommé Filibert Bohruzig, voici le plus surprenant des dictionnaires sur la Féérie. De l’aubépine aux monstres les plus Zinnomables, en passant par les dryades, les Farfadets, les Leprechauns ou les Morgans, cet abéféédaire très illustré contient la somme indépassable de toute une vie de recherche.

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Mon petit avis

J’ai découvert ce livre par hasard à la médiathèque (peut-être était-ce la volonté des fées …) qui m’a d’abord intriguée par son titre puis par ses illustrations qui ne laisseront personne indifférent ! Je tiens à préciser que je ne suis pourtant pas une fan de fantastique.

Je commence donc ma lecture et il m’est impossible de quitter ce livre : j’étais comme envoûtée, ensorcelée ! L’auteur nous emmène dans un monde fantastique peuplé d’intrigantes créatures et nous conte, à travers les lettres de l’alphabet et les saisons, les mythes et les légendes de ce petit peule féerique. Le texte, merveilleusement bien écrit, fluide, envoûtant  avec une pointe d’humour anime les illustrations (en noir et blanc ou en couleurs). Certaines illustrations sont très drôles, d’autres plus effrayantes mais généralement les méchants ne sont finalement pas si méchant que ça….

J’ai vraiment ADORE ce petit bijou, j’avais tellement envie d’être avec les fées, de visiter les maisons dans les arbres, de contempler le ciel étoilé, de voler sur le dos d’une chouette, de m’abriter de la pluie sous un champignon ou encore d’assister à la fête de l’automne.

 Un voyage merveilleux pour les personnes ayant gardé leur âme d’enfant.

 Le livre coûte 35€ ce qui je pense est un peu cher pour un grand nombre de personnes (moi la première), mais il en vaut vraiment le coût alors essayer de l’acheter si vous adorez ce genre de livre ou empruntez le à la bibliothèque 😉

Note : 20 / 20 Featured image

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Mais qu’est-ce que tu fais là tout seul?

Résumé

Le 24 décembre, dans un palace déserté de Montréal, Martin Ladouceur, célibataire endurci, s’apprête à passer le pire réveillon de sa vie. Avec pour seule compagnie un concierge protocolaire, un groom débutant et une femme de chambre timide, l’ex-légende du hockey canadien se retrouve, en prime, au régime sec, sans strip-teaseuses ni grands crus. Mais contre toute attente, en cette nuit de Noël, un petit bonhomme va lui offrir le plus beau des cadeaux. Et, comme par magie, la terreur des patinoires découvrira un sentiment qu’il ignorait jusqu’alors.

Petite philosophie du bonheur, Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul? est une fable tendre et drôle, remède absolu contre la morosité.

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Mon petit avis :

Ce livre m’a laissé quelque peu mitigée, je me suis laissée quand même emportée et séduire par l’histoire même si elle a certains défauts. Je pense que pour que ce livre plaise il faut avoir envie d’un livre simple, qui fasse rêver (pour ma part je l’ai lu dans une période idéale je pense : au mois de janvier donc ça faisait échos à la période de Noël et durant un moment où je n’étais pas en grande forme !). C’est un compte de noël moderne (attention pas de fée, de lutins ou autre créatures mais seulement un père Noël à base de plumes : je vous laisserez découvrir) qui fait rêver et qui est assez drôle. Les personnages sont très caricaturés :

  • Un joueur de hockey riche, odieux, exécrable, prétentieux et tout ce qui va avec …  Bref tout le contraire de son nom de famille Ladouceur. Alors au début il va vous énerver ça c’est sûr mais après vous allez inévitablement être charmé par cet homme.
  • Un chauffeur de taxi un tantinet philosophe
  • Une femme de chambre et mère de famille seule et débordée
  • Un enfant qui attend désespérément son papa

L’histoire est assez prévisible il ne se passe pas d’actions remarquables mais je me suis laissée emporter dans ce tourbillon de renaissance, de poésie… et parfois des choses simples suffisent. Certains passages sont très beaux dans ce livre et paraissent tellement vrais.

La fin, entièrement prévisible ne m’a pas déçue, ce roman est en fin de compte un roman d’apprentissage dans lequel chaque personnage va apprendre grâce à l’autre et se construire.

Pour conclure si vous ouvrez ce roman, il ne faut pas s’attendre à des événements qui vont vous glacer le sang ou vous surprendre, mais à une belle histoire de Noël simple.

Extraits

 » L’innocence de l’enfance c’est cette faculté de se persuader que rien n’est impossible de croire à la magie sans qu’intervienne la raison. « 

 » Maman même si c’est la nuit c’est le plus beau jour de ma vie ! « 

Note : 14 / 20 !

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L’amoureux

Continuons dans les albums pour enfants avec l’amoureux de Rébecca Dautremer !

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Résumé

Ernest n’arrête pas d’embêter Salomé. Il lui tire les cheveux, fait tomber ses lunettes exprès… La maman de Salomé dit que peut être, Ernest est amoureux d’elle. Mais ça veut dire quoi, amoureux? Sur ce sujet, tous les copains de Salomé sont bien renseignés et chacun a son mot à dire : amoureux c’est ….

Je vous laisse découvrir la suite pleine de poésie et d’amour qui est merveilleuse !

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Mon petit avis

Les enfants sont tellement drôles, ils s’interrogent sur un tas de choses auxquels les adultes ne pensent même pas. Ce livre est un petit bijou, il est magnifique, déjà les dessins sont fabuleux ils sont plein de poésie, et prennent vie avec les paroles des enfants. On rentre véritablement dans un monde merveilleux avec ces petits bouts de chou qui nous font rêver et sourire ! Une belle réflexion sur l’amour car beaucoup de choses sont abordées : le mariage, la durée, les bisous, les expressions qui sont interprétées par les enfants comme tomber amoureux ou le coude-foudre ; haaa j’ai adoré ce livre ! Je suis vraiment tombé amoureuse des illustrations de Rébecca Dautremer ! Featured image

Le seul petit bémol : la fin qui est peu être un peu trop rapide à mon goût et il est indispensable d’engager la discussion avec les enfants pour que l’association amour et violence ne devienne pas une évidence. Même si je trouve que c’est bien d’en avoir parlé car l’amour ce n’est pas toujours tout rose!

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Ce livre est pour moi en incontournable pour petits et grands (même très grands) pour aborder cette question si mystérieuse de l’amour !

Vous l’aurez compris c’est un gros coup de coeur pour ce livre !!

Note : 19/20 Featured image

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Exercices de style de Raymond Queneau

Résumé :

Le narrateur rencontre, dans un autobus, un jeune homme au long cou, coiffé d’un chapeau orné d’une tresse au lieu de ruban. Le jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s’asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrateur rencontre le même jeune homme en grande conversation avec un ami qui lui conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus. Cette brève histoire est racontée quatre-vingt-dix-neuf fois, de quatre-vingt-dix-neuf manières différentes.

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Mon avis :

J’avais déjà entendu parler de ce livre mais sans m’en être vraiment intéressé et c’est ma tata qui me l’a offert à Noël (avec le couvre-livre, oui oui !) car elle avait adoré et je suis moi aussi tombée sous le charme de ce petit livre.

Je ne vais pas vous en parler pendant des heures à moins d’analyser chaque histoire mais vous serez déjà parti ^^ car ce n’est pas du tout l’intrigue qui compte ici c’est la forme. Et je trouve ça toujours aussi époustouflant que l’auteur ait réussi à raconter 99 fois la même petite histoire (qui soyons francs n’a aucun intérêt, qui est d’un banal et d’un ennui mortel) sans lasser le lecteur. Raymond Queneau m’a surpris un bon nombre de fois et m’a beaucoup fait rire aussi. Il va raconter la même chose mais en se basant sur les sens, les figures de styles, les mathématiques (et oui on peut raconter une histoire avec des maths !), les sentiments, la poésie, le théâtre, le domaine médical, les onomatopées, les permutations (ce qui donne un texte incompréhensible mais très drôle) et encore bien d’autres à découvrir !

C’est un livre qui se lit très vite ( 154 pages) et c’est un véritable voyage plein de poésie. J’ai beaucoup aimé la fin (très subtile certes) mais inattendue et elle porte bien son nom (je ne vous en dis pas plus).

Vous l’aurez compris ce livre est une petite merveille de la langue française, un petit bijou, une perle rare qui témoigne de la richesse de la langue française. Un livre à lire bien évidemment !

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Extrait :

 » Gastronomique

Après une attente gratinée sous un soleil au beurre noir, je finis par monter dans un autobus pistache où grouillaient les clients comme asticots dans un fromage trop fait. Parmi ce tas de nouilles, je remarquai une grande allumette avec un cou long comme un jour sans pain et une galette sur la tête qu’entourait une sorte de fil à couper le beurre. Ce veau se mit à bouillir parce qu’une sorte de croquant (qui en fut baba) lui assaisonnait les pieds poulette. Mais il cessa rapidement de discuter le bout de gras pour se couler dans un moule devenu libre. J’étais en train de digérer dans l’autobus de retour lorsque devant le buffet de la gare Saint-Lazare, je revis mon type tarte avec un croûton qui lui donnait des conseils à la flan à propos de la façon dont il était dressé. L’autre en était chocolat. « 

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Note : 16 / 20